Du cidre, des Dragons, des jeux et des dessins

Arriver par une froide matinée de septembre,
être accueilli chaleureusement par l’organisation,
saluer les tenanciers des stands voisins.

Déballer le matériel,
chercher une disposition permettant de mettre en valeur les livres
tout en ménageant un espace pour lancer quelques dés.

Échanger amicalement avec Bruno Guérin qui présentait son jeu Antika et la gamme des Ludopathes.
Regarder la pluie tomber.
Arranger le stand pour pouvoir placer les réserves derrière et circuler.
Arranger le stand pour que la pluie ne tombe pas sur les livres.
Arranger le stand pour que les passants puissent s’abriter.
Calculer son score Tetris pour avoir pu répondre à toutes ces contraintes.
Avoir une pensée pour Isabelle

Voir quelques passants passer sous la pluie.
Voir le ciel se dégager, sentir la chaleur.
Voir plein de passants passer sous le soleil.
Accueillir Gaël Henri.
Réorganiser le stand pour mettre en évidence son artbook et qu’il puisse dédicacer, augmenter son score Tetris.

Voir des sourcils se lever en voyant les livres-jeux.
Discuter avec des nostalgiques, leur expliquer que les livres-jeux sont toujours vivaces, voir la flamme se rallumer.
Proposer des initiations à Défis fantastiques, le jeu de rôle, espérer allumer la flamme.

Discuter avec des parents intéressés par ce mode de lecture ludique, espérer allumer la flamme.
Discuter avec des personnes curieuses et intriguées par les visuels.
Défier les gens au « défis thorvalien », un jeu de dés importé des tavernes aventuriennes.
Discuter avec d’anciens rôlistes, attirés par la résurgence de L’Œil noir et de Rêve de dragon, espérer raviver leur flamme.
Discuter avec des rôlistes actifs, présenter les ouvrages, la démarche.
Vendre, un peu, mais surtout échanger, beaucoup, avec chaleur et passion.
Avec flamme.

Délaisser le stand, se promener dans une rue bondée de passionnés costumés.
Croiser des Orcs, des Elfes, des Vikings, des steampunks.
Fureter sur les stands de GNistes, de médiévistes, d’artisans.
Voir passer des spectacles de rue, des prestidigitateurs.
Aller saluer les collègues de JdR Éditions.
Aller voir les auteurs en dédicace, discuter avec Lionel Davoust, critiquer la production d’Enya.
Discuter avec la gaufrière carolo qu’on croise régulièrement sur divers festivals, déguster ses gaufres liégeoises.

Voir les rues se vider, remballer le stand, dire au revoir aux voisins et aux organisateur.
Repartir avec un pincement au cœur après deux jours de beau temps, de bonne ambiance, de partage de passion, de bienveillance.
Mais repartir heureux d’avoir pu partager sa passion.

Bref, être allé à Cidre et Dragon 2017.

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